Zébra


Zébra


Comme les empreintes de l’homme,

Les rayures sur le corps, ornent d’une parure l’animal vulnérable.

Unique sous sa pelisse, fragile et craintif,

Il se cache.


A fleur de peau, derrière les barreaux,

Un rai de lumière illumine ses prières :

Sortir de son étau,

Se fondre dans la  masse et y ancrer sa place.


Le monde est effrayant malgré les apparences.

De sombres prairies ont détrôné les blancs paradis.

 Les peurs et les doutes jonchent sa route.

Sur le fil, le zèbre avance, coûte que coûte.


Symbole de courage, le cœur en otage,

Il rêve de liberté, de déserter sa cage.

C’est une proie !

A l’affût, les sens éveillés, il quête sa voie.

Oserait se mettre à nu pour alléger son pas.


Dans cette arborescence, aux milliers d’existences il songe.

Le marginal esquive les turbulences.

Rêver d’un idéal, aiguiser sa confiance, le ronge.


Pris dans le tourbillon de ses tribulations,

L’ombre du zébrillon vit à l’état sauvage.

 La quintessence est  en ébullition.

En guise de protection, derrière son camouflage, se fondent les émotions.


Comment l’apprivoiser dans sa complexité, et sa diversité ?

Sa sensibilité, en paravent s’est dressée.

Décalé, mais tout autant :

 Bouleversant, déchirant, fascinant, attachant ;

Devant lui, je suis, émue et dépourvue.

Je veux le cajoler, l’admirer et l’aimer.

Sans aucune retenue.

Des pulsions bienveillantes enflamment mon esprit.

Le cœur, battant et palpitant, je ne peux résister à percer son secret.

Ces bouts de confidences sont l’essence de sa vie.


03.09.2016

Pascale Berthot Balenci